
L'île Saint-Honorat fait partie de l'archipel des îles de Lérins, au large de
Cannes, accessible par 20 minutes de traversée en bateau. L'île est située au sud de l'
île Sainte-Marguerite.
L'île s'étend sur 22 hectares et le tour de l'île fait 3 kilomètres. Le tour de l'île ne présente aucune difficulté et nécessite environ 2 heures en comptant les détours.
Ne manquez pas de gravir les marches du monastère fortifié, car, en haut, la vue y est exceptionnelle : le massif de
Estérel, vue sur l'île Saint-Honorat, le monastère moderne et l'église abbatiale de Lérins, l'île
Sainte-Marguerite, le littoral et les montagnes dans l'arrière-pays.
L'histoire de l'île débute entre l'an 400 et 410 avec l'arrivée d'Honorat suivi de quelques compagnons et la création d'une communauté de moines qui grandit rapidement. Au 5° et 6° siècle, de nombreux moines célèbres sont liés à l'île : Saint Maxime, Saint Faust, Saint Hilaire, Saint Césaire d'Arles, Saint Benoît Biscop, Saint Augustin de Cantorbéry, Saint Patrick.
Les invasions sarrasines, les attaques des Génois et des Espagnols provoqua un déclin de l'activité monacale Du XI° au XIV° siècle fut entrepris la construction du monastère fortigié, sur une pointe avancée de la côte sud. Les moines vécurent alors dans ce monastère de façon permanente entre le XV° siècle et 1788. Des soldats, résidant en permanence dans les étages supérieurs du monastère fortifié, permettaient d'assurer la défense des lieux.
Pendant la période 1635 à 1637, l'île est occupée pendant 2 ans par les Espagnols, entraînant une décadence de l'abbaye qui est fermée plus tard en 1788 alors qu'il ne reste plus que 4 moines.
Notons que pendant la Révolution Française, l'île fut rebaptisée en île Pelletier. En 1791, l'île est vendue aux enchères publiques et l'actrice Blanche Sainval l'acheta, en transformant le monastère fortifié en salons de réception.
En 1859, l'île est rachetée par l'évêque de Fréjus, Mgr Jordany. Dix ans plus tard, l'abbé de Sénanque rétablit la vie cistercienne sur l'île avec l'arrivée des premiers moines. La vie monacale s'établit au sein d'un monastère moderne, datant du 19° siècle.
L'église abbatiale de Lérins, construite sur l'emplacement de celle du 12ème siècle, fut consacrée en 1928.
La communauté vit aujourd'hui du tourisme et de l'agriculture : oliviers et vignes (qui s'étendent sur 7,6 hectares) sont notamment présents sur l'île. Une boutique vous permettra d'acheter les produits de l'île.
Il est possible, si vous le souhaitez, d'effectuer une retraite sur l'île.
L'île comporte 7 chapelles qui sont dissiminées : la chapelle de La Trinité, la chapelle Saint-Sauveur, la chapelle Porcaire, la chapelle Caprais, la chapelle Saint-Pierre, la chapelle Saint-Cyprien et la chapelle Saint-Michel qui est en ruine.
L'île comporte également sur ses 2 extrémités (tout comme l'île Sainte-Marguerite), 2 fours à boulets, construits sur l'ordre de Bonaparte, qui permettaient de faire rougir les boulets à une température de plus de 1000°C en dix minutes. Ces fours à boulets sont les rares subsistant encore en France.